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Changement climatique : et si on parlait de solutions ?

Le changement climatique est sur toutes les lèvres et au bout de tous les doigts qui tapent sur leur clavier. Avec la publication du rapport alarmiste du GIEC, on parle des dérèglements climatiques comme d’une menace, mais en réalité ses conséquences sont déjà présentes et certaines même passées. Pourtant qu’il existe des solutions efficaces et durables.




Lutter contre le dérèglement climatique au quotidien

La cause majeure des dérèglements climatiques est l’émission excessive de gaz à effet de serre, ce qui explique pourquoi nous entendons couramment le terme trop restrictif de « réchauffement climatique ». Il existe des actions simples que nous pouvons tous mettre en oeuvre quotidien et qui permettraient à grande échelle de réduire notre impact.

Adopter des modes de transport plus responsables

Par exemple privilégier des transports doux comme la marche, le vélo, les transports en commun plutôt que la voiture pour les trajets courts. Préférer le train, le bus ou le covoiturage plutôt que l’avion ou la voiture pour les trajets longs. Selon les données du recensement opéré par l’INSEE, 58% des français habitant à moins d’un kilomètre de leur domicile s’y rendent en voiture6.

En matière de réchauffement climatique, le problème des transports réside dans l’émission des gaz à effet de serre. Mais celui-ci est intrinsèquement lié au choix des carburants exclusivement borné à des dérivés de pétrole. En plus d’être extrêmement polluants, ces carburants contribuent à l’épuisement d’une ressource fossile.

L’électrique, une opportunité à saisir intelligemment

Opter pour un mode de transport électrique est déjà un premier pas aux effets considérables.

EDIT : Comme nous l’a fait remarquer l’un de nos précieux lecteurs, il est utile de préciser davantage notre propos afin d’élargir l’horizon de cette alternative. En effet, il nous fait remarquer que les véhicules H2 (hydrogène) sont également mus par des moteurs électriques (mélange H2+O2 dans une Pile à Combustible). Il serait donc plus correct de préciser qu’il existe des véhicules électriques avec une batterie mais également des véhicules électriques avec un réservoir H2 et une PAC !

Mais ce n’est pas une formule magique. Si la question des émissions (du véhicule) est éliminée, il reste quelques points noirs. En effet, dans le cas de la France, la majorité de l’électricité reste produite par le nucléaire, ce qui nous fait passer d’une menace à une autre, mais aussi d’une énergie extrêmement polluante à une autre. Néanmoins, l’essentiel des énergies renouvelables est constitué par l’électricité.

Contrairement au nucléaire, les énergies renouvelables sont produites de façon beaucoup plus décentralisée en France. Cela a pour effet de rapprocher les points de production et de consommation, de permettre aux habitants de s’associer au processus de production, mais aussi de créer plus d’emploi dans davantage de zones. C’est un véritable circuit-court de l’énergie auquel Enerfip a trouvé primordial d’ajouter un circuit-court de l’épargne grâce au financement participatif.

Choisir une alimentation plus responsable

Consommer moins de viande (notamment bovine) a également des effets fortement positifs :

  • D’une part, l’élevage nécessite des quantités d’eau et de consommables qui pourraient plutôt être allouées à des populations souffrant de malnutrition ;
  • D’autre part, à grande échelle, cela diminuera fortement l’élevage et donc les émissions massives de méthane qu’il engendre 7.

Après l’argument infondé des carences en protéines, c’est celui de l’emploi qui est souvent énoncé. Mais en restant honnêtes, on conclut aisément qu’acheter moins de viande en privilégiant un producteur local de qualité (labellisé ou encore certifié bio) est bénéfique à tous : environnement, emploi, santé et bien-être animal.

Dans une démarche de bilan écologique, la pollution engendrée par les élevages peut d’une certaine manière être compensée grâce aux solutions offertes par les énergies renouvelables. Les éleveurs peuvent mettre en place une système de méthanisation afin d’utiliser des matières résiduelles. C’est une économie pour eux par les deux bouts, à la fois du côté des dépenses en énergie, et des pertes de matières inexploitées.

Vers la transition

Rob Hopkins est l’auteur incontournable de la transition énergétique car il a beaucoup contribué à la démocratisation d’un modèle de transition porté par les citoyens au travers de son Manuel et de son expérience dans la ville de Totnes8. Il y démontre le lien entre changement climatique et dépendance au pétrole et propose un modèle de société plus résilient.

Résilient, cela signifie que si le pétrole disparaissait, nous aurions un modèle de société qui en serait assez indépendant pour pouvoir y survivre sans crise majeure. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, bien au contraire. Dans cette démarche de résilience, avoir recours au circuit-court et ne pas mettre tous nos oeufs dans le même panier est l’attitude la plus intelligente que nous puissions adopter, et c’est celle qui nous a poussés à choisir le secteur de l’épargne et des énergies renouvelables.

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Changement climatique Transition énergétique

Pour une nouvelle économie… climatique !

Création d’emploi, croissance verte, inclusion sociale, les dernières modélisations soulignent les avantages d’une économie neutre en carbone. Les bénéfices d’une transition écologique et énergétique réussie peuvent être plus importants que prévu.

« Changeons de modèle, pas de climat » pourrait être le slogan appelant à engager notre économie sur la voie de la décarbonation. En la matière, l’horizon fixé par l’Accord de Paris est d’atteindre la neutralité carbone d’ici 30 ans. Toutefois, le rythme des transformations n’est pas assez soutenu. C’est ce que souligne le dernier rapport de la commission mondiale de l’énergie et du climat. Ses experts chiffrent les bénéfices d’un changement de modèle à 26 000 milliards $ et 65 millions d’emplois dans l’économie globale[1]. Parmi les politiques publiques préconisées : la suppression des subventions aux énergies fossiles ou bien encore une tarification carbone efficace comprise entre 40 et 80 $ la tonne[2]. Le rapport défend également une accélération des investissements dans les infrastructures durables, notamment dans les énergies renouvelables. En Europe, le secteur crée déjà des emplois non délocalisables qui soutiennent les économies des territoires et des régions. C’est donc à cette échelle que d’intéressants travaux de prospective sont réalisés.

Croissante verte des territoires

En France, l’ADEME[3] conduit des études pour mesurer les effets économiques de la transition énergétique. À l’échelle des régions Hauts-de-France et Occitanie, des modélisations économiques basées sur des scénarios différents soulignent les gains sectoriels et macroéconomiques. Ainsi, dans les Hauts-de-France, le nombre d’emplois[4]liés au développement des énergies renouvelables serait multiplié par deux d’ici 10 ans et par quatre d’ici 30 ans[5]. La région Occitanie, dans le cadre d’un objectif « Région à énergie positive » (RéPOS), connaitrait, elle aussi, des effets macroéconomiques positifs. Le PIB pourrait être augmenté de 2 % d’ici une dizaine d’années et 3,9 % d’ici 30 ans, avec 90 000 emplois supplémentaires, et une réduction de 56 % de la facture énergétique des ménages[6]. Au final, ces politiques seraient largement positives sur les plans écologique, économique et social.

Mobilité plus vertueuse

Pour illustrer les gains de la mise en place de politiques volontaristes, la Fondation européenne pour le climat vient de publier un rapport sur l’impact socio-économique d’une décarbonation des poids lourds[7]. Sur la base de scénarios de mise en circulation de poids lourds « zéro émission » (hydrogène, biogaz, électrique), la transition fait apparaître « de fortes réductions d’émissions de CO2, des réductions de coûts pour les transporteurs et des gains nets en valeur ajoutée et en emploi pour l’économie européenne » précisent les auteurs du rapport. Ainsi, plus de 120 000 emplois pourraient être créés d’ici 2030, tandis que la croissance économique serait stimulée à hauteur de 0,24 % d’ici 30 ans. Bien entendu, ce scénario éviterait une augmentation de nos émissions de gaz à effets de serre (GES) évaluée à 14 % d’ici une vingtaine d’années, avec les conséquences que l’on sait sur les dérèglements climatiques déjà en cours. Voilà pourquoi la Commission européenne a pour objectif de réduire de 60 % les GES d’ici 30 ans dans les transports routiers avec des normes spécifiques pour les poids lourds[8].

Soutenir les perdants

Pour autant, la mise en œuvre d’une transition écologique et énergétique réussie implique des mesures pour celles et ceux qui en seront les  « victimes ». Car si l’effet d’une transition énergétique soutenu est globalement positif en matière d’emploi par exemple, certains pans d’activités économiques vont voir des destructions d’emplois intervenir. Les conséquences de politiques publiques volontaristes peuvent condamner certains secteurs, voire les fragiliser. La programmation des fermetures de centrales à charbon peut en être une illustration, le renchérissement de la taxe carbone et ses impacts sur des secteurs très dépendants des énergies fossiles, une autre. De ce fait, des transformations vont intervenir et la gestion d’une « destruction créatrice » s’avère nécessaire. Accompagner les territoires, les entreprises et les individus qui se retrouveront du côté des « perdants » de la transition énergétique, c’est d’ores et déjà réfléchir à la reconversion des emplois concernés vers des filières en développement.

Cyrille Arnoux, responsable éditorial web

[1] Unlocking the inclusive growth story of the 21st century: accelerating climate action in urgent times, The Global Commission on the Economy and Climate, août 2018.

[2] En avril 2018, le prix à la tonne est de 13 € 82 en Europe. Source du think tank Carbon Tracker.

[3] Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

[4] Emplois directs, indirects et/ou induits (ceux créés dans le reste de l’économie à la fois par les dépenses des employés des secteurs de l’économie verte et par les économies d’énergie entraînées par la politique climat-énergie auprès des ménages et des entreprises).

[5] De 7 000 emplois en 2015 à 31 000 emplois en 2050. Source ADEME&VOUS La lettre stratégie, N°56, septembre 2018.

[6] Source ADEME&VOUS La lettre stratégie, N°56, septembre 2018.

[7] Trucking into a Greener Future, European Climate Foundation, septembre 2018.

[8] Proposition de règlement du parlement européen et du conseil établissant des normes de performance en matière d’émissions de CO2 pour les nouveaux véhicules lourds, Commission Européenne, mai 2018

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Changement climatique Solaire Transition énergétique

Agrivoltaïque : l’énergie solaire, ça se cultive !

Marier agriculture et énergie solaire, c’est possible. Par un partage intelligent de la lumière, l’agrivoltaïque permet de répondre à plusieurs défis : les effets du changement climatique sur les cultures agricoles et les conflits d’usage sur le foncier. Éclairage !

L’idée a germé en 1982[1], alors que le premier parc solaire voyait le jour en Californie. L’essor du photovoltaïque rencontre des limitations d’implantations. Soumise à des normes strictes, la construction des centrales ne doit pas se faire sur des terrains agricoles. Au mieux, le foncier doit intégrer une mixité d’usage (agropastoralisme par exemple). C’est notamment pour répondre aux enjeux des conflits d’usage des sols que des programmes de recherche sur l’agrivoltaïque ont émergé.

Solution d’avenir ?

En France, voilà près de dix ans que chercheurs de l’INRA[2] et industriels de Sun’R développent des solutions innovantes autour de l’agrivoltaïque. Nom de code du programme : Sun’Agri. Les systèmes mis en place s’inspirent des cultures en étages (plusieurs espèces sont cultivées sur différents niveaux). Dans l’agrivoltaïque, l’étage supérieur est celui qu’occupent les panneaux solaires. Les travaux de recherche ont démontré qu’il était possible d’obtenir des rendements agricoles équivalents, voire supérieurs à ceux en plein champ, avec des systèmes de persiennes contrôlant les moments d’ombrage. Ces solutions innovantes, notamment par le pilotage dynamique des panneaux solaires, le gouvernement a décidé de les soutenir en augmentant de 30 % les volumes des appels d’offres pour l’agrivoltaïsme [3].

Coup de chaud à venir

Réduire l’apport de la luminosité peut aussi servir à lutter contre les effets des changements climatiques sur les cultures. Car si les températures excessives altèrent déjà les productions, d’ici la fin du siècle les simulations sont inquiétantes. Sous l’effet du stress hydrique, thermique et de cycles de maturation plus courts, les rendements pourraient chuter de 35 %[4] pour le vignoble méditerranéen. Il faut donc développer des solutions qui introduisent de profonds changements dans les pratiques pour une meilleure adaptabilité aux effets climatiques déjà à l’œuvre.

De la dynamique !

C’est le pari fait par un viticulteur des Pyrénées-Orientales. À Tresserre, cinq hectares du domaine de Nidolères font l’objet d’une expérience unique au monde. En application du programme Sun’Agri, les panneaux solaires sont mobiles et pilotés à distance par des algorithmes conçus par Sun’R. L’objectif est d’accompagner au mieux la maturité des grains, conserver leurs arômes, éviter qu’ils ne soient brulés par le soleil et obtenir in fine des vins de meilleure qualité. La production énergétique passe au second plan, le « bien-être » et la production des plantes sont privilégiés. Une solution que Sun’R souhaite également appliquer aux serres photovoltaïques dont l’ombrage serait piloté à chaque instant par des panneaux mobiles.

Effet de serre

Les serres photovoltaïques, c’est l’autre solution permettant de concilier production énergétique et rendements agricoles. En jouant sur l’apport de luminosité, les panneaux solaires permettent d’optimiser le développement de certaines plantes, de diminuer la consommation d’eau tout en produisant de l’énergie. Plusieurs types de serres ont été développés en France depuis le début des années 2 000. Le concept d’Agriénergie® d’Akuo Energy en est une illustration. Les serres récemment développées par Tenergie le sont aussi. L’une d’elles, déjà construite à Mallemort dans les Bouches-du-Rhône, a permis une première récolte de 38 tonnes de courgettes jaunes cet été. Des études et suivis agronomiques réalisés par un organisme indépendant sont toujours en cours pour en mesurer finement les résultats. C’est d’ailleurs ce qu’impose le cahier des charges des appels d’offres de la CRE[5] sur les technologies solaires innovantes. Autre obligation : la présence de zones agricoles témoin, cultivées de la même façon, mais sans panneaux photovoltaïques pour un suivi comparatif. Des conditions à même d’éviter les effets d’aubaine et la construction de serres photovoltaïques… qui resteraient sans cultures.

Cyrille Arnoux, responsable éditorial web

[1] A. GOETZBERGER et A. ZASTROW, On the Coexistence of Solar-Energy Conversion and Plant Cultivation, International Journal of Solar Energy, vol. 1, no 1, ‎ 1er janvier 1982, p. 55–69

[2] Institut national pour la recherche agronomique

[3] Plan gouvernemental « Place Au Soleil », juin 2018

[4] Boutin F, Payan JC, 2012, Viticulture et changement climatique : adaptation du vignoble méditerranéen. Innovations Agronomiques 25, p. 193-203

[5] Commission de Régulation de l’Énergie

Crédit photo : Sun’Agri

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Changement climatique

Réchauffement climatique : nouveau contexte et nouvelles situations

Canicule sur une partie de l’Europe et du Japon, incendies en Grèce et en Scandinavie, les dernières manifestations du réchauffement climatique sont « les symptômes de quelque chose de nouveau en terme climatique » assure le climatologue Hervé le Treut.

Tout d’abord les certitudes. Invité de la matinale de France Inter, Hervé le Treut rappelle que « le climat se réchauffe de manière presque continue depuis 40 ans maintenant. » Les niveaux de la variabilité normale du climat ont été dépassés il y a une quinzaine d’années affirme le climatologue. Ceci nous place désormais dans « un contexte nouveau », lequel appelle « des situations qui seront elles aussi nouvelles ». Les manifestations des conséquences du réchauffement global sont à ce jour difficilement prévisibles localement, car « l’atmosphère est un fluide turbulent qui appelle des milliers de combinaisons possibles » précise Hervé le Treut.

Incertitudes et modèles climatiques

Passé la certitude d’un réchauffement global, des interrogations demeurent donc sur les régions impactées, les effets extrêmes qui y sont à l’œuvre. « Tout cela se dessine au hasard comme un grand puzzle et se construit petit à petit » précise Hervé le Treut. « On se rend compte que les zones qui se réchauffent correspondent aux modèles qu’on avait depuis quelques années ». Ainsi, parmi elles, on retrouve les pôles et les régions entre les tropiques « où le réchauffement ne se manifeste pas forcément en termes de températures, mais d’orages ou de tempêtes ». 

Effets sur la biodiversité

Au-delà des conséquences climatiques et météorologiques, le réchauffement en cours n’est pas sans effets sur le monde du vivant. « On a des migrations animales, on le voit au niveau des zones de pêche, on le voit dans nos montagnes » souligne Hervé le Treut. Ces déplacements climatiques ont déjà été documentés. Une récente publication d’une cinquantaine de chercheurs européens dans la revue Nature montre même une accélération des migrations des plantes vers les sommets européens. « Après, d’autres changements sont liés à l’activité humaine, à l’usage des sols » avec, là encore, des impacts sur le cycle de l’eau et le climat souligne le climatologue.

Engagements et injustices en question

Face aux enjeux, les engagements des États à travers l’accord de Paris ne suffisent pas estime Hervé le Treut. Jugeant dangereux ce qu’il appelle « la climato-indifférence », il dénonce les injustices climatiques. « On a un système de mélange des gaz à effet de serre qui répartit le signal climatique à l’ensemble de la planète. On est tous dépendants les uns des autres. » Malheureusement, des pays « qui n’ont pas beaucoup contribué aux émissions paient aussi l’addition ». Enfin, concernant l’inévitable adaptation aux changements en cours et à venir, Hervé le Treut estime que pour bien s’adapter, « il faut garder en tête ce que l’on veut préserver » comme valeurs, biodiversité et patrimoine commun.

Cyrille Arnoux, responsable éditorial web

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Changement climatique

Notre planète est pleine de ressources, dépassons-nous !

Selon le dernier rapport du WWF et du Global Footprint Network, les Français creusent leur déficit écologique depuis le 5 mai. Ce jour est donc celui du dépassement. Pourquoi une telle date ?

En raison du calcul de notre empreinte écologique sur les ressources naturelles. « Il faudrait 2,9 Terre si le monde entier vivait comme les Français », insiste le rapport. Quand on sait que la combustion d’énergies fossiles représente 56 % de l’empreinte carbone de la France, on comprend alors pourquoi nous vivrons à crédit durant près des deux tiers de l’année 2018.

Beaucoup mieux, c’est possible

Pour avoir une chance de repousser ce fameux jour du dépassement français, il nous faut poursuivre dans la voie de la transition énergétique. De nombreuses solutions existent et sont d’ores et déjà rendues possibles par les citoyens. Leurs investissements dans des projets locaux d’énergies renouvelables à partir du soleil, du vent, de l’eau, des déchets agricoles, permettent de nous fournir une énergie propre.

Scénario 100 % énergies renouvelables

Au niveau mondial les énergies renouvelables ont le vent en poupe. L’an dernier de nouveaux records ont été battus en termes de nouvelles capacités installées : 32 % d’augmentation pour l’éolien, 10 % pour le solaire. Parallèlement, leurs coûts, en chute libre, sont de plus en plus compétitifs avec les énergies fossiles. L’agence Internationale pour l’Énergie Renouvelable (Irena) estime qu’en 2020, il sera moins couteux de produire de l’électricité à partir des sources d’énergies renouvelables que des sources fossiles.

Si la France apparait à la traine, les citoyens eux ne le sont pas. Ils investissent dans le développement local des énergies renouvelables à travers les outils de financement participatif comme ceux d’Enerfip.

Conscientes des enjeux et de la volonté des Français[1], plusieurs collectivités ainsi que les métropoles (Rouen Normandie, Strasbourg, Grand Paris, Bordeaux) viennent de prendre des engagements 100 % renouvelables.

Cyrille Arnoux, responsable éditorial web

[1] 88% des Français sont prêts à s’approvisionner en énergies renouvelables

Source : sondage IFOP/WWF (novembre 2017)